Présentation des tombes royales découvertes par P. Montet en 1939

 

Les tombes royales furent découvertes en 1939 par P. Montet. Leur histoire architecturale est très complexe. Un noyau initial se développa sous la XXIe dynastie, initiant un nouveau mode d’enterrement royal qui rompt avec la tradition de la Vallée des Rois. Psousennès Ier innova radicalement en se faisant enterrer dans un double caveau avec son épouse Moutnedjemet, pratique qui fut rapidement abandonnée après son décès.

Sous Chéchanq III, la conception du cimetière royal fut repensée et les tombes furent intégrées dans une vaste structure de brique crue. Ce n’est vraisemblablement qu’à partir de cette période que l’on peut parler de tombes installées dans le temenos d’Amon lui-même. Ce réajustement fut probablement la cause de la destruction d’un hypothétique cimetière de la XXIe dynastie situé au Nord des puits. C’est sans doute de cette période, ou un peu après, que date la transformation de l’antichambre de Psousennès en cachette pour abriter Siamon, Psousennès II et Chéchanq II.

De même que les structures ont été remployées, les équipements funéraires proviennent pour une certaine part de réutilisations. Cette situation est celle de la presque totalité des treize sarcophages trouvés dans la nécropole et des nombreux petits objets constituant le matériel funéraire déposé dans les caveaux.

La décoration des tombes marque une évolution radicale par rapport aux hypogées du Nouvel Empire. Le tombeau de Psousennès Ier continue cependant à se référer à des thèmes royaux ramessides. Les dieux de la triade thébaine, Amon, Mout et Khonsou font leur apparition dans l’univers funéraire royal. Les aspects royaux se mêlent à l'iconographie privée. Les souverains, comme les particuliers, subissent la pesée des cœurs, le jugement des morts.

Il est difficile de savoir où fut pratiqué le culte funéraire attesté par la table d’offrande de Psousennès Ier repérée en son temps sur un tell au Sud de Tanis. 

 

masque or Psousennès Ier